dimanche 20 mars 2022

 

Le chant des pèlerins de Compostelle :

Tous les 25 juillet, à l’église Saint-Jacques de Saint-Denis de la Réunion, une grand-messe est organisée pour célébrer la fête du Saint – et c’est aussi pour toute l’assistance de reprendre en cœur le Chant des pèlerins à la fin de cette cérémonie.

Un clic sur la photo ci-dessous pour écouter ce chant !








jeudi 10 mars 2022

 

Vendredi 26 mai 2 017 : Le Bouscat, à l’approche de Bordeaux

Un beau geste de notre logeur, près de Blaye : il nous a emmenés en voiture à un point sur le classique parcours du chemin pour Bordeaux.

Patrick et Fabien, dès le départ réel de la marche de cette étape, impriment une bonne cadence ; je préfère les laisser prendre de l’avance et ainsi garder des réserves, étant donné que l’étape du jour est longue, et ce d’autant que mon intention est d’aller un peu plus loin que la ville de Bordeaux elle-même. Je préfère toujours rester un peu en dedans de mes capacités.


Le paysage à travers les vignobles est vraiment captivant – surtout quand on passe à travers des propriétés porteuses de telle ou telle marque de vins de Bordeaux – cependant, un petit bémol pour moi : pour ce qui est du bon vin, je suis plutôt du côté de la haute vallée du Rhône, du « Saint-Joseph » par exemple.

Un peu plus loin, on sent bien que l’on se rapproche de cette grande agglomération de Bordeaux, par les belles maisons des propriétaires du coin – et les plaques bien visibles, et les ensembles cours et maisons. Et, sans avoir consulté mon guide, j’ai compris que je me rapprochais de la grande agglomération de cette ville de Bordeaux. Patrick et Fabien n’étaient plus dans mon champ de vision, et au petit parc de Bouscat, je suis resté un bon moment dans l’indécision : tout à côté de ce parc il y avait bien un gîte, encore fermé à ce moment-là, mais qui présentait alors un petit inconvénient à mes yeux à ce moment-là : il est carrément accolé au cimetière du coin.

Pendant que je me reposais sur un banc dans le petit parc tout à côté, j’ai fait la connaissance d’un autre marcheur, un jeune en pleine forme qui lui avait décidé de s’arrêter en ce lieu, préférant me dit-il bien se réserver pour la visite de la ville de Bordeaux le lendemain. Pourquoi pas, me suis-je alors dit ?

Et j’ai eu raison de poser mon sac : le gîte est même très moderne, et le responsable accueillant – et de plus, de l’autre côté du parc il y a une belle petite place avec bar et en restaurant, et donc de quoi reprendre des forces.

J’y ai passé une bonne nuit et le lendemain matin, j’étais en pleine forme pour « attaquer » cette grande visite de l’agglomération de Bordeaux – jusqu’à maintenant, je ne connaissais de cette ville que le quartier de la gare, tout à fait en bas de cette grande ville.

samedi 19 février 2022

Jeudi 25 mai 2 017 : Blaye, une belle étape, sur tous les plans : un paysage bien éclairé et très varié ; et une arrivée extraordinaire : d’abord une traversée en bateau du fleuve La Gironde, et ensuite une bonne petite fin de marche pour aller se loger dans une famille avec un accueil de qualité sur tous les plans. C’est Patrick qui avait réservé, et c’était un excellent choix !

Photo : le parc au bord de la Gironde, avec des bancs.


Dans la première partie de cette proprement dite, Patrick, plus jeune et sans doute en meilleure forme que moi, a maintenu une belle allure, et pour ne pas lui donner l’impression que j’allais entrer dans une certaine compétition, je gardais une bonne distance entre nous sur le terrain.


Photo : en attendant de pouvoir monter à bord du navire pour traverser le fleuve.

À l’arrivée de la première partie, dans un beau parc avec des bancs, pour la traversée du fleuve, il a fallu attendre le début de l’après-midi, ce qui nous a permis de visiter un peu le bas de la ville – il y avait de tout à notre disposition : des bancs pour se reposer à l’abri des arbres car il y avait un beau soleil ; un bar tout près du parc pour se restaurer et suffisamment de beaux paysages aux alentours pour élargir la liste des photos souvenirs du coin.

Photo : sur le bateau pour traverser le fleuve.


Et ce n’est qu’en début d’après-midi que nous avons traversé ce grand fleuve – du beau spectacle, de belles sensations sur ce bateau ; et à partir de l’autre rive, nous avons repris notre marche et nous rendre chez un habitant qui est bien « outillé » pour donner du plaisir aux clients de passage : chambres, et surtout une bonne table – de bons plats, sans oublier de faire profiter les visiteurs de son bon vin de la région. Et aussi s’intéresser à l’histoire de cet homme qui a traversé des parties plus que mouvementées de sa vie.




Photo : à la descente du bateau… des bars pour se ravitailler – Fabien au centre et Patrick à gauche.

Patrick a retrouvé le jeune Fabien au parc, avant la traversée » – il est clair que la communication passe très bien entre ces deux-là, ce qui n’est pas tout à fait le cas avec moi, sans doute, une assez grande différence d’âge, qui fait aussi que nous n’avons pas tout à fait les mêmes centres d’intérêt… Un peu sur tout ! Ce qui n’est pas un problème d’ailleurs. Quoique…

Photos : au cours du dîner…

 


À table, tout au long de ce bon diner, j’étais pratiquement le seul à animer la conversation avec le vieux couple qui nous a reçus, les deux autres sont restés muets pendant tout le repas, sans doute peu intéressés par la vie de ce vieil homme qui a plus que connu des difficultés dans sa vie… alors que la présentation de cette expérience de vie plus que large et variée m’intéressait vraiment !

J’avais bien mangé et bien bu, et du bon partout ! et j’ai passé une excellente nuit !

  

mardi 15 février 2022

 

Mercredi 24 mai 2 017 : à Saint-Aubin-de-Blaye, nous étions logés dans un grand ensemble presque vide, mais avec la possibilité de prendre des repas sur place – Un repas plus que correct ! Et j’ai eu une grande chambre pour moi tout seul – ce qui compte aussi pour passer une bonne et complète nuit.



Et le lendemain nous sommes partis pour Blaye.

Voir photo après avoir retrouvé la départementale qui traverse le petit village. Avec le chapeau, je suis dans le pas de Patrick.

jeudi 10 février 2022

 

Mardi 23 mai 2 017 : Mirambeau, 30 km

De bon matin nous avons décidé Patrick (et non pas Luc!) et moi de faire le chemin ensemble.

En sortant de Pons, nous avons emprunté la D137 et, un peu plus loin, à Goutrolles nous avons continué dans cette voie, sans avoir visité cette ville – et après avoir repris le balisage, nous y sommes revenus jusqu’à Belluire.


Et sur proposition de Patrick, qui avait pris des contacts téléphoniques, j’ai accepté de m’arrêter un peu avant Mirambeau dans une structure touristique – et j’ai découvert et apprécié divers services de qualité pour bien dormir et bien se restaurer. C’était non loin du château – au parc de Mirambeau, que nous n’avons pas pu visiter cet ensemble parce qu’il était tout simplement fermé.


Et avec un excellent accueil, il y avait d’ailleurs quelques touristes qui y étaient déjà. En fait, nous avons dû faire à peu près 25 km, dans une belle campagne et par beau temps !


Et nous nous sommes bien reposés dans un de ces blocs bien équipés – une nuit calme et un excellent petit déjeuner le lendemain avant de reprendre la marche – sur les chemins il faut aussi savoir se faire plaisir.

lundi 31 janvier 2022

 

Lundi 22 mai 2 017 : l’étape de Pons – 22,6 km


Voilà une étape où le spectacle à l’arrivée efface malgré tout ce que l’on a pu apprécier au fil des kilomètres avant de toucher au but du jour !

Pons, une commune du Sud-ouest de la France, dans le département de la Charente-Maritime, mérite plus qu’un petit séjour pour qui passe même par hasard dans le coin. Heureux Pontois !

C’est dans sa partie juchée sur un promontoire rocheux que se dresse son emblématique donjon - le château de Pons haut de 33 m, le symbole de la ville hier fortifiée, qui attire vraiment les regards des arrivants – qui en fait une ville touristique d’importance. J’ai été fort bien accueilli au Bureau d’information touristique qui s’y trouve, et c’est ainsi que j’ai eu l’adresse du gîte pour les pèlerins de Compostelle. Un ensemble extraordinaire avec l’Hôpital des pèlerins et La demeure seigneuriale, aujourd’hui Hôtel de ville.


Et en allant dans la partie basse de la ville, j’ai été agréablement surpris au passage d’un grand rond-point où des belles statues de marcheurs pointent la direction à prendre pour la suite du chemin.

Le gîte est très bien, et c’est avec plaisir que je suis remonté dans la partie haute pour faire des courses – il faut bien manger à l’arrivée de chaque étape – et j’ai même fait une 2e montée pour accompagner Luc, un pèlerin qui vient de terminer sa carrière militaire et qui commence sa nouvelle vie de retraite par un beau chemin de Compostelle, et qui lui aussi avait à faire des courses pour manger. Nous avions réuni nos achats pour un bon diner.


jeudi 27 janvier 2022

 

Dimanche 21 mai 2 017 : Saintes, 35,5 km


La belle grande étape, et surtout un séjour inoubliable dans la ville d’arrivée ! La belle ville, l’accueil des pèlerins au logement près de la cathédrale de Saintes, et la rencontre avec Solange à l’accueil de Saint-Eutrope. Une attente tout à fait impensable, voire impossible à anticiper.

Photo : la cathédrale Saint-Eutrope

Après une longue marche dans une belle campagne, je plonge dans la ville de Saintes, et première satisfaction : je tombe sur une pharmacie ouverte ce dimanche, j’avais besoin de gel d’arnica pour mes pieds. Plus loin, je découvre une belle foule de spectateurs à un grand carrefour : il y avait une course cycliste sur un circuit dans le centre-ville. Et je continue mon chemin, la priorité étant de m’assurer une place pour la nuit au refuge des pèlerins près de la cathédrale.


Photo : Je suis avec le responsable du gîte
.

Photo : l’accueil de Saintes

À mon arrivée, je suis bien accueilli par un responsable, et je remarque qu’il n’y a que deux lits qui sont occupés par des sacs et autres affaires de marcheurs. Et pendant mon installation, j’entends dans un local d’à côté des déplacements de bancs et autres petites tables : une dame était à l’œuvre, elle récupérait du matériel pour une animation associative dans un autre lieu.


Photo : avec Solange
. Et au cours de ses déplacements, j’ai fini par la voir de près sans qu’elle ait pu se rendre compte que je l’observais dans son travail. Et à ma grande stupéfaction, je l’ai vite reconnue, le hasard fait toujours bien les choses : je la connaissais bien ! Je l’avais rencontrée à plusieurs reprises sur la voie d’Arles en 2 011. D’abord, dans la dernière partie de la Rigole avant l’entrée dans Toulouse : elle se reposait avec son mari, et tous les deux n’avaient plus une goutte d’eau, alors qu’il leur restait encore une bonne petite côte pour atteindre leur gîte. Je leur ai donné de quoi boire de façon à bien finir leur étape du jour. Et je les ai rencontrés deux fois encore dans la partie espagnole de cette voie d’Arles, déterminés à finir leur chemin alors que la fatigue était à son comble.  Ils venaient de la Nouvelle-Calédonie, l’homme y avait fait une carrière militaire. Et 6 années après je les retrouve sur autre Chemin… et si la femme est toujours très active, l’homme résiste à la maladie – elle a d'ailleurs insisté pour que je fasse un brin de conversation avec ce dernier – elle l’a appelé sur son portable – le couple étant maintenant installé à Saintes. Tout est possible sur un chemin de Compostelle. Et particulièrement dans les bonnes relations avec les autres !

Un chemin de Compostelle, c’est aussi bien manger chaque jour et reprendre des forces pour l’étape du lendemain. J’ai trouvé un bon bar-restaurant, bien fréquenté, à 5 minutes à peine de mon logement, où vraiment c’était comme si j’avais l’habitude de le fréquenter depuis longtemps. Et j’ai passé une excellente nuit dans cette ville de Saintes.